6 juin, ca y est dernier jour de cours, volontairement écourté. 15h50 fin des cours, aucune ambiance dans le dernier. J'ai connue une classe plus agréable, moins distante. Je l'ai connue et c'est déja tres loin. Dehors le temps c'est pas trop ca, humidité et sentiment bizarre. Angoisse, et si l'année prochaine je devais revenir? Et mon bide se crispe. Je me suis réveillé, l'étape lycée doit se tourner, c'est presque vital, pour avancer de nouveau. Redoubler c'est pas une catastrophe, pour moi s'en ai une. Pas pour le redoublemment en soi mais pour tout ce que j'avais plus ou moins prévue ou envisagé et qui va devoir être reporté, modifié encore. J'ai peur parcequ'avec ou sans bac je n'ai aucune idée de se que sera ma vie. Loin d'elle encore ou un nouveau départ, un vrai. Je marche vite, j'ai l'impression que tout a changé en 1jour et je sais pourquoi... je suis hors du temps, suspendue. Au franchissement du portail, je prie pour que ce soit le dernièr. Atmosphère lourde, je m'engouffre dans le tramway surchauffé. Larmes aux yeux, perdue au milieu de nul part, dans mes pensées. Comme vide. Pas question de se dire que c'est les vacances, c'est plutot la chose sérieuse qui commence. Je me sens atrocement mal, la boule au ventre. Mélange de tout cette trouille scolaire, du manque d'elle et de l'inconnu...
Et puis les arrêts défilent et je m'efforce d'enlever ce noeud entre la gorge. Rien n'est joué, l'espoir est faible mais il est présent, je mes tout en oeuvre et je suppli qui peut m'entendre pour que les choses aille dans le bon sens.