Au réveil, tu sens ton ventre se contracter, l'angoisse t'envahir. Angoisse d'une nouvelle journée à venir, à tenir. Alors tu te mes en boule pour faire passer la douleur mais plus tu y pense plus elle monte. Elle a envahie tout ton corps. Les larmes montent, se faufillent entre tes yeux entre ouverts et viennent s'écraser sur l'oreiller. Quand un peu plus tard tu trouve la force de te lever, tu puises en toi l'energie nécéssaire pour te mettre debout, faire un pas puis deux sans t'écrouler. Chaque heure est un calvaire, des secondes interminables à chercher un peu de vie au fond de toi mais tu ne trouve rien. Tu n'est qu'une boule de nerfs en état léthargique. Alors tu essaye tant bien que mal de continuer ta vie, tes occupations habituelles mais qu'elle vie. Tu n'es qu'un corps, déhambulant dans un quotidien qui n'a plus de sens. Parfois quelqu'un te parles alors pendant un court instant tu n'penses plus à la douleur. Mais il n'y a rien à faire son visage est gravé dans ton crâne, ta vie, ta vraie vie celle qui était calquée sur elle défile en toi, fait vibrer chaque parcelle de ton corps. Et la douleur revient, plus acide encore. En toi, martellements sourd, fracassant tout sur leur passage. Le manque d'elle n'a plus de nom, plus d'échelle, c'est une décharge électrique qui te bousille chaque seconde un peu plus. Il te bouffe toute tes forces, toute ta dignité. Haine de toi. Tu ressens ce que tu n'avais pas ressenti depuis si longtemps. L'envie d'en finir. Que ta tête explose sous la décharge, un beau ralenti, comme au cinéma. Pour que tout s'arrête, car sans elle tu es morte, tu n'est que haine et souffrance, léthargie et manque, ton propre venin. Tu t'imagines courir sur des kilomètres, le souffle coupé, suppliant qu'au bout tout au bout tu ne sais ou, elle soit là. Te jeter à ses pieds, prête a tout pour que ca cesse, pour qu'elle te regardes. Ce regard si plein qui est le seul à pouvoir te redonner force. Toujours à ses pieds tu n'a qu'une volonté, qu'elle te prenne avec elle et qu'elle ne te laisse plus jamais partir, carte blanche pour recommencer à la rendre heureuse. Ca te fais pousser des ailes. Mais en attendant tout n'est qu'imagination et quand tu ouvres les yeux tu es la, seule, le coeur en stand by tellement il s'est acharné à battre et qu'a bout de force il a compris qu'il ne battera plus jamais sans elle. La journée ne fait que commencé. C'est le même refrain dans ton corps, chaque heures et chaques jours qui suivent. Tu marches dans la rue et tes tripes se retournent une fois encore à l'idée de la croiser, à la simple pensée de son visage, de sa peau, de son âme qui s'éloigne de la tienne. Tu bouillonnes, le manque, la peur, l'angoisse ne te laisse pas une traite seconde de répis. Tu es pleine - pleine de rien - vide.
Tu te désintègre de l'intérieur.
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Et là c'est le drâme... la goutte d'eau qui fait exploser le vase. Tu reviens pas dessus parceque maintenant tu te soigne pour oublier. Mais c'est ce soir là, cette journée ou ta perdu le peu de tes forces qui restaient. Tu t'es écrouler. Tu aurais voulu qu'en ouvrant la porte elle te découvre là, pendue la corde accrocher à la rembarde de létage du dessus qui donnait parfaitement sur son palier. Mais t'aurais eu le temps de pourir, elle étais occupée à une autre car maintenant tu n'est plus rien pour elle. Ca l'aurait juste traumatisé et ça te suffisai pas. C'est ce soir là que tu étais prête, qu'un seul regarde éloigné de toi t'aurais sauter. Tout arrêté. Souffrance à son degré maximum. Comme jamais tu aurais pensé l'atteindre, même avec les autres. Alors tu te laisse guider aux urgences. Tu as honte de ne plus pouvoir te contrôler à ce point. Au milieu des branquards, tu aimerais t'enfuir car tu te dis que ta souffrance n'est peut être rien comparée à la leur - physique- Mais tu sais que si tu rentres chez toi, une minute seule dans ta chambre sera fatale. On te mes ton bracelet en plastique style nouveau né et c'est tout a fait ca, tu vas être qu'une assistée. Tu patientes devant l'inquiétude de ta mère, tu te déteste pour ca, pour ce qu'elle doit être en train de ressentir. 6h d'attentes et 3 tranxènes. Ca calme. Rien n'est résolu mais la boule au ventre, qui te ravagais tout l'intérieur s'est dissipée. Tu arrives à ta chambre et tu te dis que finalement tu ne sera pas si mal ici... Deux jours passent, elle vient te voir oui, parcequ'elle s'inquiète, pas pour revenir non. Mais elle est venue. On accepte que tu sortes pour un entretien d'embauche que tu rates royallement mais trop tard tu est sorti. Tu aimerai y retourner parceque là bas tu étais déconnecté, tu n'avais rien à penser et sous les cachets les heures qui défilait n'étaient plus un calvaire. Sous les cachets tu avais beau y penser les larmes coulaient à peine et la boule au ventre n'arrivait plus à se former. Tu aimerais y retourner parceque en sortant tu te prend la réalité en pleine gueule. Tu ne veux pas te reconnecter au monde, le métro bondé, le regard des gens, la fac, les partiels, faire comme si tout allais bien devant tant de gens, allé en ville, repasser devant son appartement, ne plus pouvoir y sonner, chaque bars, chaque lieux, chaques chansons de ton lecteur mp3, chaques objets, des villes sur le panneaux d'affichage de la gare, te ramène à elle. Alors tu prend sur toi, tu prend tes cachets surtout pour ne pas faire monter l'angoisse et le reste. Mais tu as peur, peur des jours qui vont suivre, de les affronter, de te retrouver seule à nouveau dans ta chambres le soir. Tu ne comptes plus que sur eux, petites pillules magiques et à Elle.
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Elle, c'est celle par qui tout à commencé. Celle avec qui la chose aurait du être "sans conséquence" mais l'engrenage fut terrible. Mais Elle, c'est aussi et surtout celle qui ne ta pas laissé tomber et qui s'avère être la dernière forceà laquelle t'accrocher. Alors tu attends qu'une seule choses, le moment ou tu vas la retrouver, enfin pouvoir recharger les batteries, plus que vides. T'accrocher à ce qui est ta dernière chance de t'en sortir. Retrouver ses bras, ses yeux, ses mains qui eux te veulent encore, ton hopital à toi... Et par la suite, lui faire comprendre qu'elle n'est pas que ca. Qu'elle n'est pas qu'une simple présence pour oublier mais beaucoup plus... Il reste 118 heures, alors en attendant tu vas prendre un cachet...*
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Les semaines passent. Parfois tu y crois, tu te dis ca y'est je redémarre, je vais y arriver et puis elle réapparait dans ton esprit, dans ton champ de vision, son visage, sa voix, sans que tu n'est rien demandé et ton coeur s'emballe. Tu t'ennerves de ne pas y arriver, qu'elle prenne le dessus sur tes pensées alors que rien n'aurait du te faire penser à elle a ce moment précis! Mais elle te hante encore et toujours! Ca te fais mal et ca fais mal à celle qui t'acompagne. Tu n'arrives pas à être a fond avec elle parceque l'autre est toujours la, viens te hanter sans prévenir... Tu veux plus qu'une chose, qu'elle parte de ton putain de crâne, que ton coeur arrête de trembler à la simple vision de son prénom sur internet, ou en fixant les derniers cadeaux qu'elle ta fais... Des fois les larmes coulent toutes seules. Tu l'envis et ca te dégoutes qu'elle y est arrivé si vite elle. A peine quelques jours et les 10mois les soit disants plus intenses de votre vie ne sont plus rien à ses yeux, elle ne ressent plus rien, si vite, mais comment a t-elle fait? Tu aimerais tellement toi... t'arracher le coeur et ne plus rien ressentir, amnésie totale sur votre passé parceque pour toi il est encore au présent, si présent... Comment a t-elle fait? Ca te tu!
Tu remontes la pente si doucement, tu n'oses pas appeler... l'idée de te faire 'suivre' pour l'oublier t'ennerve. Tu n'oses plus appeler... l'idée de revoir vos amies en communs te fais peur. Pauvre assisté que tu es, tu n'arrivera à rien sans les autres.
Croquer des tomates cerises, boire trop de bière avant manger, petit déjeuner à 15h, diner à minuit, ne pas voir la lumière du jour, ne rien faire, la regarder, l'écouter, l'embrasser...
Futilités auquelles tu reprend gouts grace à sa présence. Elle qui t'apporte tant de chose et à qui tu donnera tout quand ton coeur arretera de saigner... Tu le lui promet. Si tu dois te relever c'est pour elle, avec elle. Tu cherches les morceaux de toi éparpillés pour te recoller. Minutieux et long travail de reconstruction.
Les mois passent, lentements difficilement. Tu luttes chaques jours. Tu ne crois plus en rien. Tu fais tout pour t'occuper pour ne pas penser. Tu vadrouilles par ci par là ca te donne une pseudo consistence... éphémère. Aller en cours, faire des études tout ca n'a plus de sens car tu ne vois plus l'avenir. De toute facon tu ne la jamais vraiment vu. Tu vois à demain, à dans un mois mais pas plus loin. Tu te force à bouger mais au final tu as envie de rien. Ta vie n'est plus, elle n'est que survie. Elle... elle est encore là dans ta tête pourtant deja si loin de ta vie. Elle apparait par flash, par faux espoirs, tous aussi douloureux les uns les autres. Ils te tordent le bide comme si c'étais hier. Tu as l'impression que c'étais hier oui et ca te tu car tu te uses à essayer d'avancer et au final tu pédales dans la semoule. Tu te forces à chercher et à te créer des repères auquels t'atacher mais ca non plus tu n'y arrive pas. Car le pilier de ta vie tu l'a perdus et la date tu t'en souviens atrocement. Comme la date de ta mort, une période d'agonie lente et douloureuse qui ta broillé tout l'intérieur et qui dur encore... Tu n'écoute plus les gens qui te disent que ca passe avec le temps. Tu as pleuré en écrivant chaques lignes ci dessus