Ce matin, elle se leva à 8h sans réveil, d'un pas lent mais décidé elle alla dans la cuisine faire du café. Elle se tenait recroquevillé sur une chaise dans cette cuisine froide et sans vie. Son téléphone n'avait encore pas sonné cette nuit, ni la veille à part quelques nouvelles de sa mère. Ses mains entouraient la tasses fumante et elle regargait l'horizon par la fenêtre. Elle ne regardait rien en particulier, elle ne pensait à rien non plus. Tout paraissait suspendue, elle sentait juste que c'étais le moment. Il faisait froid, depuis que le chauffage était tombé en panne. Elle n'avait pas pris le temps de le faire réparer. Le temps elle l'avait mais rien ne la motivait à chercher un numero, parler et expliqué le problème. Puis plus tard s'habiller, recevoir le réparateur, lui faire croire que c'était un amis qui avait abimé le radiateur en déplacant un meuble alors qu'elle s'était juste déchainée dessus. Un de ces soirs ou la solitude n'est plus supportable, ou elle se hait de ne plus avancer, et qu'en attendant que les cachets fasse effet, se défouler. Se défouler vite. Se vider physiquement,avant de tombé d'épuisement, aveuglés de ses yeux gonflés et trempés depuis des heures. Il faisait froid mais elle portait qu'un t shirt et une culotte. Au milieu de cette pièce elle se sentait figé, comme le personnage d'une peinture. Figée et vide. C'était le moment. Il ne fallait pas réfléchir.
Elle prit une douche. L'eau trop chaude brulait mais elle restait dessous. En boule les yeux fermés. Comme une dernière méditation. Finir de se vider complétement. Elle s'enroula dans une serviette sans prendre la peine de se sécher complétement. Petites flaques d'eau derrière chacun de ses pas. Ne prendre que le minimum. Elle mis quelques vêtements dans un sac, ses bouquins préférés, quelques bricoles et son porte feuille. Elle s'habilla, ses geste était rapide, précis presque mécanique comme si elle partait au travail, ou allait prendre un train. Mais ou allait elle vraiment cette fois? Elle mis son manteau, ses chaussures, pris ses affaires et gribouilla sur un papier "A très bientot. Tout ce passera bien je te le promes. Je t'aime" et sans se retouner ferma la porte et dévala les escaliers.
Dehors le froid lui piquait le visage et elle adorait ca. Comme prise d'un sentiment de liberté. Elle se sentait comme une gamine en fugue. Parceque ca y ressemblait un peu peut etre. Sa décision de partir elle ne l'avait caché à personne, la facon de procéder n'avait juste pas encore été établi. Elle ferma les yeux bien fort, se forcant à ne pas penser. Ne pas laisser les choses rentrés et finir par l'atteindre, le vide était fait il fallait le garder. Les stations de metro défilait mais elle ne les voyait plus. Avant de descendre à la gare elle comprit que ce n'était pas le train quelle devait prendre. Dans les gares les gens savent ou ils vont de manière précises, savent qui les attendent à l'arrivée, si quelqu'un les attendent. La ville ou elle voulait aller elle l'a connaissait. Mais rien ne l'attendais la bas, quelques amis qu'elle n'irait pas déranger, rien d'autre. Elle voulais laisser faire le cours des choses, se laisse guider au gré de ses volontés, de ses rencontres, vivre secondes après secondes comme elle ne l'avait encore jamais fait. Elle descendit ou se situait l'entrée d'une autoroute. Elle irait en stop.
Quand elle ouvrit les yeux, elle était toujours dans ce vieux 4x4 gris, bas de gamme. Celui ci elle l'avait eu à Paris, apres 2 autres montées pour le moins differentes. La première était un homme d'affaire, qui n'avait trop rien à dire mais qu'il la traina quand même sur 300km. Au milieu de nullepart, elle tomba sur un groupe de filles qui montaient pour le week end. Elles avaient discutée tout le long et était descendu de la voiture à contre coeur. Elle aurait pu rester mais elle se devait de continuer. Quand le barbu s'arreta pour lui dire qu'il allait dans le nord, elle se demanda un instant comment les choses pouvaient se dérouler aussi bien,elle qui avait toujours redouté l'auto stop. Le barbu était encore concentré sur le CD de country qu'il passait en boucle depuis le début. Ils avaient quitté l'autoroute et quelques minutes plus tard, le vieux lui pria de descendre car il allait tourné à gauche continuer sa route. Elle le remercia et échangèrent un sourir qui la rassura. Dans son regard, l'homme était presque paternel et lui demandait juste de faire attention à elle.
Elle marcha encore sur quelques kilomètres, elle s'arreta et vit le petit panneaux blanc encadré rouge Lille. Le poids sur son estomac s'était volatilisé. La nuit venait de tomber, elle ne savait pas ou dormir mais était confiante. Elle pris un grand bol d'air et repris le pas.

